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Enquête


Société :

Ces drogues du viol inquiétantes

A Poitiers, plusieurs jeunes femmes ont perdu connaissance lors de soirées en boîtes de nuit. Elles auraient été droguées. Entre détection tardive et sentiment de culpabilité, les victimes gardent bien souvent le silence.

A 29 ans, Laura(*) est une jeune femme simple et pétillante, qui aime danser et faire la fête entre amis. Jamais elle n’aurait pu imaginer que quelqu’un puisse lui « vouloir du mal »… Une nuit de janvier 2017, la Poitevine s’effondre dans les toilettes d’une boîte de nuit, après seulement deux verres. « Mes jambes ne me soutenaient plus, raconte-t-elle. Je me suis réveillée trois heures plus tard. » Inquiète, Laura consulte quelque jours plus tard son médecin traitant. Le diagnostic tombe, elle aurait été « droguée ».

Avec quoi ? La réponse semble évidente : le fameux GHB. Longtemps, l’acide gamma-hydroxybutyrique, a été étiqueté « drogue du violeur ». Pourtant, cet anesthésiant n’est pas ou plus utilisé par les agresseurs. « Depuis dix ans, le nombre de cas s’élève à… zéro », affirme le docteur Patrick Mura, chef du service toxicologie et pharmacocinétique du CHU de Poitiers. Les « drogues du viol » existent cependant bel et bien. En médecine légale, on parle de « soumission chimique ». « Il existe de nombreuses substances, à commencer par l’alcool, qui provoquent des amnésies », estime de son côté le docteur Michel Sapanet, directeur de l’unité médico-judiciaire du CHU.

Selon ces deux experts, le premier réflexe à avoir consiste à porter plainte pour bénéficier d’analyses sanguines dans les 48h (72h pour les urines). Au-delà, le produit disparaît, les preuves avec. Voilà pourquoi, sur la trentaine de cas de suspicion de soumission chimique examinée chaque année par le laboratoire de toxicologie du CHU de Poitiers, seule une poignée est confirmée. « En cas de dépôt de plainte tardif, il devient compliqué de prouver la soumission chimique. Il faut alors passer à une analyse des cheveux qui n’est pas systématique », expliquent les docteurs Sapanet et Mura.

Sans pantalon ni souvenir

À l’absence de preuves, s’ajoute un autre phénomène qui « empêche » les victimes de porter plainte : la culpabilité. Fin août, une autre jeune femme s’est confiée au Planning familial de la Vienne. « Elle s’est retrouvée seule un matin, au beau milieu de nulle part, sans son pantalon…, explique Sabine Lambert, bénévole de l’association. Le poids de la honte est terrible. Elle n’avait aucune idée de ce qui avait pu lui arriver lors de cette soirée, c’est très perturbant. »

Rapidement prévenue par le Planning familial, l’université de Poitiers a choisi d’envoyer un courriel à l’attention de ses 26 000 étudiants pour les « alerter » sur ces faits inquiétants. Parmi les conseils formulés, garder un oeil sur son verre et refuser les bonbons et autre nourriture de la part d’inconnus. Gérant de boîtes de nuit à Poitiers, Jérôme Lacroix assure être particulièrement vigilant. « Nos serveurs vérifient qu’aucune consommation ne reste sur le comptoir et notre service de sécurité est bien dimensionné, détaille-t-il. Nous réfléchissons au-delà à un système de capuchons sur les verres. » Malheureusement, on n’est jamais trop prudent.

(*) Le prénom a été modifié à sa demande.

 

Florie Doublet le 17/10/17

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