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Enquête


Alimentation :

L’étiquetage nutritionnel fait débat

Dans les semaines qui viennent, un nouveau logo fera son apparition dans les rayons des supermarchés. Baptisé « Nutri-Score », cet étiquetage nutritionnel vise à améliorer les habitudes de consommation des Français. Si certains y voient une avancée majeure, d’autres se montrent sceptiques sur sa mise en œuvre.

Quand il fait ses courses, Julien Delort a ses petites habitudes. Trois soirs par semaine, ce jeune étudiant poitevin en psychologie se ravitaille chez Monoprix, au Passage Cordeliers. « Je prends quasiment toujours les mêmes produits, explique-t-il. Des plats préparés pour le midi et de quoi cuisiner facilement le soir. Je ne me soucie pas trop d’équilibrer mon alimentation. Je fais au mieux en fonction de mon budget. » Dans les prochaines semaines, Julien disposera d’un outil supplémentaire pour faire ses courses. La ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé, mi-mars, l’arrivée d’un nouvel étiquetage dans les rayons. Concrètement, les produits industriels seront marqués des lettres A, B, C, D ou E, selon leur apport nutritionnel, A correspondant à la meilleure note.

Baptisé Nutri-Score, ce nouvel affichage a été élaboré par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Les chercheurs sesont appuyés sur des travaux de leurs confrères d’Oxford, qui attribuent des points « négatifs » aux aliments à forte teneur en matières grasses, en sucre et en sel. Le niveau calorique entre également en ligne de compte. Le score obtenu est ensuite minimisé par la teneur en protéines et en fibres.

« Une demi-victoire »

Mesure phare du projet de loi de Santé du gouvernement, l’étiquetage nutritionnel reçoit un bon accueil du côté des associations de consommateurs. « Voilà plus de cinq ans que l’on se battait pour ça, explique Chantal Croux, présidente de l’UFC Que Choisir de la Vienne. La balle est désormais dans le camp des industriels et des distributeurs qui restent libres de l’apposer ou non. C’est donc une demi-victoire. Nous espérons que la plupart d’entre eux joueront le jeu. » En effet, la réglementation européenne ne permet pas de rendre le Nutri-Score obligatoire. « Je compte sur la pression des consommateurs, qui demandent à être informés, pour que les industriels s’engagent dans cette voie », a expliqué Marisol Touraine, lors de la conférence de presse de lancement du Nutri-Score.

Du côté des nutritionnistes, l’enthousiasme est plus nuancé. « Cette nouvelle mesure risque de perturber le consommateur, annonce Delphine Georgelet, diététicienne-nutritionniste à Poitiers. Cet étiquetage compare les produits entre eux mais n’informe pas vraiment sur leur véritable apport nutritionnel. Selon moi, cela va engendrer un questionnement permanent : est-ce que je peux manger ça ou pas ? » La nutritionniste poitevine invite plutôt les clients des supermarchés à « se réhabituer à cuisiner des aliments bruts ». Julien Delort, de son côté, assure qu’il fera l’effort d’y « jeter un œil ». « Mais même si les chips au barbecue sont notées E, je continuerai à en acheter ! »

Marc-Antoine Lainé le 20/04/17

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