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Franck Ferrand : "La transmission de savoir est fondamentale"

C’est le « régional de l’étape ».  Franck Ferrand est l’invité, ce soir, des Editeuriales. L’auteur anime quotidiennement « Au Cœur de l’Histoire » sur Europe 1. Il partage avec ses auditeurs et ses lecteurs une passion inébranlable, née sur les bancs de l’école, à Poitiers.

Franck Ferrand, vous êtes à la fois historien, animateur, auteur, homme de théâtre… Quel terme vous définit le mieux ?
« La liste est longue et encore vous ne savez pas tout ! (rires) Je pense que je suis avant tout un conteur, c’est le point commun à toutes mes activités. Je crois qu’un journaliste m’a un jour qualifié de « passeur d’histoire ». C’est exactement cela. J’essaie toujours de mettre l’histoire à la portée du public. »

Raconte-t-on l’Histoire de la même manière à l’écrit qu’à l’oral ?
« Non, il y a une grande différence ! Le propos, l‘angle, la méthode, le rythme… Tout change en fonction du média et du public. Je prends un exemple : le voyage de Marco Polo. La manière de raconter cet épisode ne sera pas la même si j’écris un article pour le magazine Historia, un chapitre pour un livre, ou si j'interviens à la télévision ou que le traite dans une chronique à la radio. Je n’aborderai pas les mêmes aspects, je n’emploierai pas le même ton… Je m’adapte en permanence. »

Mais l’objectif reste identique, faire vivre l’Histoire…
« Tout à fait. Maintenant, vous savez, je ne crois pas que l’on devienne conteur tout à fait par hasard. C’est aussi une manière de capter l’attention.  C’est un vérifiable plaisir quand le public est suspendu à vos mots, qu’il attend la suite. »

Vous participez ce mardi aux Editoriales. Ces rencontres avec les lecteurs sont-elles importantes pour l’écrivain que vous êtes ?
« Oui, c’est fondamental. Les gens m’écoutent ou me lisent, mais il est aussi très important que je puisse entendre les remarques et questions des auditeurs et lecteurs. C’est extrêmement agréable d’entendre ce qu’ils ont, eux aussi, à me dire. »

Flammarion est à l’honneur de cette 3e édition. Quelles relations avez-vous avec votre éditeur ?
« Elles sont très bonnes. Flammarion a édité la plupart de mes grands livres même si, au total, j’ai huit éditeurs. Ce qui est primordial, c’est respecter le travail de l’auteur, le laisser s’exprimer. On ne peut pas faire une commande à un écrivain comme on la ferait à un tailleur. Si vous voulez des revers doublés, vous les aurez. Un éditeur, lui, doit faire preuve de souplesse et de patience. »

J’ai lu dans l’une de vos interviews que vous receviez des courriels d’adolescents disant qu’ils apprécient vos émissions, mais n’aiment pas l’Histoire à l’école. Comment expliquer ce paradoxe?
« Je pense qu’ils n’aiment pas la manière dont on enseigne l’Histoire. Les professeurs ne racontent pas, ils doivent faire réfléchir sur document. Pour passionner les enfants sur la notion de liberté au XIXe siècle, c’est compliqué. Ils s’ennuient… Je fais ce que ne font plus les professeurs, non pas parce qu’ils n’en ont pas envie, mais au nom d’une certaine pédagogie. »

Vous êtes le parfait contre-exemple, votre passion est née grâce à vos professeurs qui vous ont transmis le virus.
« C’est surtout grâce à une institutrice, mais la pauvre en a marre que je la cite tout le temps ! La dernière fois, elle m’a dit « Il faut que tu arrêtes de donner mon nom dans les médias ! » (rires). Mais oui, c’est sur les bancs de l’école à Poitiers qu’est née cette passion, j’avais 6 ans. La transmission de savoir est fondamentale. Nous sommes les héritiers d’un immense corpus. Et nous sommes la première ou peut-être la deuxième génération à refuser de transmettre ce bagage. C’est impensable ! On les prive d’une connaissance dantesque. »

Quelles peuvent être les conséquences de ce manque de transmission ?
« Je ne suis pas le mieux placé pour en juger, mais je crains qu’elles soient très néfastes. Une population privée de son Histoire est condamnée à vivre dans l’obscurantisme. Et je crois qu’on s’y achemine… »

Plus légèrement, quelle est l’époque que vous préférez raconter ou à laquelle vous auriez aimé vivre ?
« En ce moment, j’ai quelques petits problèmes dentaires donc, moi qui suis douillet, je suis bien content d’être au XXIe siècle ! Quant à l’époque que je préfère raconter… J’hésite. J’aime la Belle Epoque pour sa douceur et sa vitalité. Et puis, je pense que ce que nous avons vécu de plus incroyable est ce que l’on nomme le Grand Siècle, l’époque de Louis XIV. Nous sommes arrivés très haut en termes de connaissances et de savoirs. D’ailleurs, il est intéressant de constater que la transmission était la première des valeurs à cette période. Comme quoi… »

Photo David Ignaszewski/Koboy, Flammarion

 

Florie Doublet le 14/03/17

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